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Les objets de beauté exposés sont parmi les plus fascinants. Les nécessaires
Cartier, en jade, en onyx ou en cristal, sont de petites merveilles. Ils contenaient
de la poudre, du rouge à lèvres ou un parfum et leurs couleurs, vert jade, noir
brillant, corail, or blanc restent étonnamment actuelles.
Les bijoux attrapent la lumière tels des étoiles.
Les broches, bracelets et clips témoignent du goût de l’époque pour les formes
pures et les pierres éclatantes.
D’autres objets attirent l’attention par leurs matières. Les laques de Jean Dunand,
avec leurs effets rouges ou noirs, brillent comme des vernis haute couture. Les
verreries de Décorchemont ont une douceur translucide qui évoque un flacon de
parfum.
Les paravents sculptés, les panneaux décoratifs, les dessins de meubles montrent
combien l’Art déco aimait combiner beauté et utilité. Ce qui ressort surtout de
l’exposition, c’est l’impression que ces objets, bien qu’anciens, demeurent très
contemporains. Beaucoup ressemblent à des accessoires que l’on pourrait avoir
chez soi, coffret, miroir, petite boîte à bijoux ou flacon élégant.
L’Art déco n’était pas compliqué, il voulait simplement rendre le monde plus beau
en jouant avec les formes pures, les belles matières et la lumière.
Léon Déshairs — Boudoir du pavillon du collectionneur
Fac-similé. d’une gouache originale reproduit dans le portfolio Exposition des arts
décoratifs Paris1925. Intérieurs en couleursFrance, Paris,
EditionsAlbert L.vy, 1926˝ Les Arts Décoratifs

